Témoignage de Laetitia Vivion et Guillaume Jolly, éleveurs caprins dans les Deux-Sèvres
Dans les Deux-Sèvres, Laetitia Vivion et Guillaume Joly nous ouvrent les portes de la SCEA de l’Aubrière et partagent leur quotidien à la tête d'un cheptel de 500 chèvres et 150 brebis. Face à la répétition des épisodes caniculaires, les deux éleveurs ont fait le choix d’investir dans un système automatisé de ventilation et de brumisation pour préserver leur troupeau du stress thermique.
Les chèvres souffrent beaucoup moins de la chaleur
Pouvez-vous présenter votre exploitation ?
Nous sommes deux associés sur la SCEA de l'Aubrière. L'exploitation compte environ 500 chèvres, 150 brebis et 75 hectares de cultures. Une première partie des bâtiments a été construite en 2001, puis agrandie en 2008. La salle de traite a été rénovée en 2015.
Pourquoi avez-vous investi dans un système de ventilation et de brumisation ?
Nous avons installé ce système avec les équipes de Boissinot Elevage en 2022 à la suite des fortes chaleurs que nous avions connues. L'objectif était avant tout d'améliorer le bien-être des animaux. Les épisodes caniculaires devenaient plus fréquents et nous cherchions une solution efficace pour limiter le stress thermique dans le bâtiment.
Pourquoi avoir choisi cette solution de ventilation avec brumisation ?
Nous avions étudié plusieurs propositions. Ce système nous a séduits par sa régulation automatique et par le fait que la brume soit directement diffusée par les ventilateurs. La présentation du fonctionnement et la proximité de Boissinot Elevage a également pesé dans notre choix de choisir ces brasseurs d’airs.
Comment fonctionne l'installation ?
Nous disposons de 12 ventilateurs TB4E45Q répartis dans le bâtiment. L'ensemble est entièrement automatisé. Les ventilateurs démarrent lorsque la température atteint 25 °C et la brumisation se déclenche à partir de 26,5 °C. Lorsque la température redescend, le système s'arrête automatiquement.

Quels changements avez-vous observés sur les animaux ?
La différence est visible dès les premières chaleurs. Même lorsque les températures extérieures sont élevées, l'ambiance reste plus supportable dans le bâtiment. Les chèvres recherchent naturellement les zones ventilées. Elles viennent se placer à quelques mètres des ventilateurs pour profiter de l'air frais, mais sans se regrouper excessivement. Elles restent calmes et continuent à se coucher normalement.
Avez-vous constaté un impact sur la production laitière ?
Oui. Lors des derniers épisodes de chaleur, nous n'avons pas observé de baisse de production. Les chèvres sont restées sur leur niveau habituel de lait. C'est un point très important, car les fortes températures entraînent souvent une diminution de l'ingestion et donc de la production.
Avant l'installation, quelles étaient les conséquences des fortes chaleurs ?
Les animaux étaient beaucoup plus impactés. Il nous est même déjà arrivé de perdre des chèvres lors d'épisodes caniculaires. Les fortes chaleurs représentent un véritable risque sanitaire et économique pour un élevage.
Avez-vous réalisé d'autres aménagements pour améliorer le confort thermique ?
Oui. En 2023, nous avons également réisolé l'ensemble de la toiture. Cette amélioration complète efficacement le travail réalisé par la ventilation et la brumisation.
Avec le recul, referiez-vous cet investissement ?
Sans hésiter. Les épisodes de chaleur sont de plus en plus fréquents. Il y a quelques années, les températures extrêmes restaient exceptionnelles. Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des périodes chaudes pratiquement tous les ans. Pour nous, ce type d'équipement devient progressivement indispensable pour préserver le bien-être des chèvres et maintenir les performances du troupeau.